Corée du Nord : le poids du « service de reconnaissance »

Le récent rapport de l’Onu sur les réseaux clandestins du marché des armes nord-coréennes est riche en détails techniques. Parmi ceux-là, ressort le rôle essentiel du Bureau général de reconnaissance (que dirige le lieutenant-général Kim Yong-chol). Il utilise notamment l’importante compagnie Pan Systems Ltd (aussi appelée Wombang Trading Co), que dirige à Pyongyang Mme Ryang Su Nyo.

A travers ce maillage international visant à générer des devises aussi bien qu’à obtenir clandestinement des moyens technologiques plus difficiles à obtenir des Chinois et des Russes ces temps-ci, le BGR apparaît ainsi comme le grand service de renseignement nord-coréen à l’échelle planétaire. Mais il ne faut pas en conclure à l’affaiblissement de l’autre grand service agissant à l’étranger, la Sécurité d’Etat, même si sa direction a connu un certain tangage.

C’est ainsi qu’en février dernier, Kim Wong-hong, l’important ministre de la Sécurité d’Etat, avait disparu, semblant limogé. Mais il a refait surface en avril avec une promotion et de nouveaux pouvoirs, et des experts sud-coréens voient un lien entre la «disparition» momentanée de ce maître-espion et l’assassinat au même moment de Kim Jong-nam. Autrement dit, le montage de l’assassinat du demi-frère de Kim Jong-un aurait mobilisé toute son attention, et sa réussite lui a valu une récompense bien méritée…

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