Chine : profession « reverse engineer »

J 20Suite aux déclarations du chef d’état-major de l’Air Force, le général Welsh, sur le fait que la Chine pourrait atteindre la parité avec les forces aériennes des Etats-Unis en 2030, la presse anglo-saxonne a exhumé du livre de R. Beckhausen, « War is Boring », le portrait de Yang Wei, qu’elle considère comme le père du « reverse engineering » chinois et le commanditaire des vols de technologies qui auraient ciblé le F-35 et le F-22.

Cet ingénieur surdoué, qui fut le plus jeune directeur de l’industrie aéronautique chinoise, est en effet à l’origine de deux programmes phares des usines Chengdu, que sont le JF-17 et le J-20. Plutôt que de développer de bout en bout ces programmes, Yang Wei aurait démontré ses talents d’architecte système en copiant et en assemblant des sous-systèmes vendus sur étagère. C’est ainsi qu’il serait le père du JF-17, en prenant pour base la structure du Mig-21. Les travaux autour du J-20 auraient, eux, reçu une aide considérable du dispositif de renseignement technologique chinois.

Cette théorie ne résiste pourtant pas à l’épreuve des faits, ces process étaient déjà en œuvre à la fin des années 80, lorsque les usines Chengdu ont développé le J-10, en reprenant les ailes delta et le plan canard du J9, en lui faisant bénéficier des technologies de la version israélienne du F-16, le Lahvi, vendues à la Chine par IAI.

En outre, le JF-17 et le J-20 sont loin d’atteindre les qualités nécessaires à représenter un défi pour l’US Air Force. D’ailleurs le J-20, qui se voulait la réponse au F-22, ne sera vraisemblablement pas industrialisé, contrairement à son concurrent des usines Shenyang, le J-31, particulièrement inspiré du JSF, et l’œuvre d’un autre « reverse engineer », Sun Kong, qui a beaucoup travaillé avec Sukhoi sur les Su-27 et Su-33 pour le développement du J-11 comme du J-15.

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