Centrale de Dimona : la Défense israélienne s’oppose à des inspections

Tout ce qui touche de près ou de loin à la centrale nucléaire de Dimona dans le sud d’Israël est sensible. Le ministère israélien de l’Environnement vient d’en faire à nouveau l’expérience. Il s’est vu refuser l’envoi d’échantillons d’air prélevés par des stations de contrôle autour de la centrale pour en analyser la teneur et déterminer le niveau de pollution.

Ce genre d’examen est pratiqué communément dans tout le pays. Les données sont transmises en temps réel à une banque de données du ministère de l’Environnement. Le test dans le secteur de la centrale nucléaire de Dimona s’est avéré d’autant plus nécessaire que plusieurs usines ainsi qu’une centrale électrique fonctionnant au charbon y sont installées. Le ministère souhaitait dans ces conditions installer des capteurs pour effectuer des analyses plus approfondies.

Mais le ministère de la Défense a mis son veto lorsqu’il s’est avéré qu’une partie des analyses devait être effectuée dans des laboratoires à l’étranger. Ce refus s’explique par la volonté de ne pas laisser filtrer des informations sur les activités de la centrale, qui, selon les experts étrangers, est au cœur du programme nucléaire militaire israélien.

L’Etat hébreu, qui disposerait de plus d’une centaine de bombes nucléaires, a toujours refusé de confirmer l’existence de cet arsenal en proclamant depuis plus d’un demi-siècle qu’Israël «ne sera pas le premier pays à introduire des armes de destruction massive au Moyen-Orient».

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