BSS : implication italienne

La réunion du G7 de Taormina aura eu un impact immédiat sur le plan de la sécurité dans la bande sahélienne-saharienne (BSS) et de la lutte contre les groupes armés terroristes. Profitant de la présence du président nigérien, Mahamadou Issoufou, à l’occasion de la réunion réunissant plusieurs pays africains ciblés par les djihadistes (Nigeria, Tunisie, Tchad, Ethiopie, Kenya) avec les pays du G7, le Premier ministre italien, Paolo Gentiloni, a officialisé la création d’une base militaire italienne dans les prochaines semaines dans le Nord du Niger.

Les Italiens retrouveront ainsi les Français, présents à Madama, à 200 km de la frontière libyenne, les Américains dans leurs bases d’Agadez et de Niamey, ainsi que les Allemands. Depuis octobre dernier, ces derniers construisent une base aérienne près de Niamey, suite à l’engagement d’Angela Merkel d’investir près de 100 millions d’euros pour la lutte contre le narco-djihadisme dans la BSS, en appui du G5-Sahel.

Deux futurs GTIA franco-allemands devraient par ailleurs renforcer la sécurité du «faisceau ouest» de l’opération Barkhane, qui connaît une migration méridionale et une réorganisation des groupes terroristes aux confins des frontières malienne-nigérienne et burkinabaise. La prochaine réunion, mi-juillet, des pays du G20 à Hambourg devrait confirmer ce nouveau dispositif.

Certains, comme les présidents nigérien et tunisien, plaident désormais ouvertement en faveur d’une intervention occidentale en Libye. Evoquant la nécessité «d’éteindre le chaudron libyen», ils auraient demandé à la France de s’y préparer.

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