Les avions de combat russes sont-ils de retour à l’export ?

MIG 29Considéré comme moribond depuis l’annulation, en 2008, du contrat algérien pour non tenue des engagements en termes de qualité, le constructeur Mig serait bel et bien en train de renaître de ses cendres avec l’annonce surprise cet été d’un contrat de 2 milliards de dollars pour la livraison à l’Egypte de 46 Mig 29M, dans le cadre de l’accord d’armement de 3,5 milliards de dollars signé en avril 2015 entre Poutine et Sissi.

Téhéran s’est également montré intéressé par le Mig 29M, mais cet achat, comme celui de tout autre arme offensive, reste conditionné encore pour cinq ans à l’accord du Conseil de sécurité. Ce succès n’est pourtant pas une bonne nouvelle puisque l’Egypte projetait en fait d’acquérir des Mig 35 dotés de radars AESA et IRST.

Mais ce contrat s’accompagne également de la commande par Moscou d’une trentaine de Mig 35 «pour des missions expérimentales» et du premier déploiement opérationnel du Mig 29K sur le porte-avions russe «Amiral Kuznetsov» dans le cadre des opérations en Syrie, et de la commande par Moscou de 24 exemplaires pour remplacer les SU-27 navalisés (SU-33).

Moscou, après avoir vendu à Delhi 16 exemplaires pour le porte-avions «Vikramaditya», aimerait transformer l’essai en démontrant la capacité air-sol de l’avion pour équiper les deux prochains porte-avions indiens.

Sukhoi, qui a exporté 252 avions de combat depuis 1991, n’est pas en reste. Si TTU a, au cours de ces derniers mois, détaillé la road map du T-50 ainsi que ses équipements, c’est le SU-30 SM qui constitue la colonne vertébrale des forces aériennes russes, des missions de supériorité aérienne complexes jusqu’aux frappes navales, en raison de sa flexibilité et de son panel d’armements qui en font un véritable vecteur multirôle.

Héritier du SU-27, le SU-35, monoplace multirôle, est technologiquement plus avancé, tant au niveau de sa structure plus légère, que de ses équipements (radar PESA, poussée vectorielle 3D, avionique), que de sa furtivité frontale. Défini par Sukhoi comme un avion de génération 4++, il a servi de base pour développer le T-50. Si les forces aériennes russes en ont commandés 98 exemplaires, Sukhoi prévoit d’en exporter 160 (les 24 exemplaires déjà vendus à la Chine compris).

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